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Escapade en Espagne dans la communauté de Valence

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25 janvier 2022

Jour 21 : Vendredi 26 Septembre 2019 - VALENCE

Déjà la fin de notre séjour à Valence et aussi notre dernier jour de vacances. Aussi, nous faisons nos dernières visites.

Ce matin, nous commençons par l'église San Nicolas de Bari i San Pedro Martir surnommée la chapelle sixtine valencienne.

Cette dénomination si particulière provient de sa restauration en 2016, bien qu’elle ait été classée Monument Historique Artistique National depuis 1981. Située dans le centre historique de la ville c’est le parfait exemple de la coexistence d’un édifice à l’architecture gothique du XVe siècle avec une décoration baroque frappante du XVIIème siècle.

On peut y découvrir 2000m2 de fresques peintes, quand la grande soeur du Vatican n'en compte que 800.

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San Nicolas

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Notre Dame du Secours Perpétuel 

 

Construite au XIIIè siècle sur une ancienne mosquée, sa structure actuelle date du xvè siècle. D'architecture gothique et de décor baroque, c'est l'une des + anciennes de Valence. L'un des recteurs de l'église fut Alfonso Borgia, devenu pape (Calixte III). Ses superbes fresques relatent la vie de San Nicolas, d'un côté, et de San Pedro Martir (avec son épée dans la tête), de l'autre, les deux saints auxquels elle a été dédiée. Une importante et récente restauration les met en valeur. 

Il s’agit de l’une des douze premières paroisses chrétiennes de la ville de Valencia après la reconquête de Jacques Ier d’Aragon en 1238. Érigée comme paroisse vers 1242, elle a été rénovée à l’initiative de la famille Borja dans un style gothique entre 1419 et 1455, la nef centrale renfermant sa voûte gothique à croisées d'ogives. Entre 1690 et 1693, l’intérieur fut recouvert d’ornements baroques et de fresques montrant des scènes de la vie de San Nicolás de Bari et de San Pedro Mártir, dessinées par Antonio Palomino et peintes par Dionís Vidal.

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Une œuvre picturale majestueuse

Les fresques de l’église de San Nicolás de Bari et de San Pedro Mártir à  Valence brillent à la suite de leur dernière restauration. Il est difficile de ne pas rester stupéfait en contemplant les chapelles, les autels et les voûtes de l’église, soignés dans les moindres détails. Plusieurs restaurations eurent lieu tout au long de son histoire, comme celle qui fut faite sur ordre de la famille Borja entre 1419 et 1455. C’est à ce moment que la voûte à nervures gothique de la nef centrale fut réalisée.

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Nef centrale

Deux cents ans plus tard, entre 1690 et 1693, l’intérieur de l’église fut recouvert d’une décoration baroque. Dans le même temps, des fresques furent ajoutées à la nef centrale qui représente des scènes de la vie des deux saints patrons de la paroisse, San Nicolás de Bari et San Pedro Mártir. La conception en fut réalisée par Antonio Palomino et la peinture par son disciple Dionís Vidal en 1700. Les  peintures montrent des scènes de leur enfance, de leur prédication, des miracles accomplis et de leur mort.

 

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Sur les peintures, vous pouvez observer des ouvertures fictives qui évoquent le ciel. Quant aux scènes de la vie des saints, la voûte est divisée en deux parties, correspondant à chacun des saints. Les deux convergent dans le presbytère créant une gloire des anges et des architectures fictives. Ce sont près de 2 000 m2 de peinture qui témoignent de la magnificence de l’église.

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Quant à l’autel principal c’est un autre des joyaux à signaler dans l’église de San Nicolás de Bari. Son  retable est flanqué de colonnes salomoniques ainsi que de sculptures des deux saints. Sur le haut domine une peinture de la Vierge à l’Enfant. À noter également les 12 chapelles qui encadrent le temple à droite et à gauche. On y voit un grand nombre d’images religieuses, dont certaines ont plus de 100 ans.

Dans les chapelles et la salle capitulaire de l’église se trouvent des  oeuvres de peintres tels que Rodrigo de Osona, Juan de Juanes, Fernando Yáñez de Almedina, Vicente Macip et Jacinto Espinosa, entre autres. Quant à la sculpture, certaines sont des œuvres d’Ignacio Vergara, Francisco Salzillo ou Enrique Tamarit.

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Peintures 

Chaque lundi, l’église de San Nicolás de Bari accueille des centaines de visiteurs qui font les dénommées “Caminatas a San Nicolás” ou la Dévotion à San Judas Tadeo. Une chapelle est consacrée à ce dernier, à laquelle viennent les fidèles, car c’est le patron des causes perdues, des cas impossibles. Les fidèles viennent le toucher pour lui demander une grâce.

Ces pélerinages à Saint-Nicolas sont un rituel effectué pour que le saint exauce un souhait. Celui qui vient supplier le saint doit le faire pendant trois lundis consécutifs en cheminant jusqu’à l’église en gardant le silence pendant le parcours.

Temple romain, mosquée et église

L’église San Nicolás de Bari est située dans le centre historique plus précisément sur la rue Caballeros. Autrefois, c’était une rue orientée est-ouest qui appartenait à la Valentia Edetanorum, une ville fondée en l’an 138 avant J.- C. par les Romains. Dans les environs de la place de San Nicolás, des restes funéraires correspondant à un temple romain ont été découverts. Après cela, pendant une courte période de temps, ce fut un temple paléochrétien wisigothique. Avec l’arrivée des musulmans dès le VIIIe siècle, une mosquée a été construite à sa place.

En 1238, lorsque le roi Jacques Ier d’Aragon conquit Valence, la mosquée fut de nouveau modifiée jusqu’à ce qu’elle soit consacrée comme paroisse chrétienne. C’était l’un des 12 premiers temples chrétiens de la ville après la reconquête. Ainsi, l’Ordre des Dominicains, également appelé Prêcheurs, le reçoit sous forme de don. Ce sont eux qui baptisent l’église en l’honneur de Saint Nicolas de Bari. Quelques années plus tard, l’ordre a ajouté un autre saint à la dénomination de la paroisse, le premier martyr du dominicain, San Pedro Mártir.

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Église San Nicolás de Bari 

Pendant la guerre civile espagnole, l’église subit de graves dommages. Le temple a été pillé et transformé en entrepôt. Les chapelles ont été détruites. En 1981, il a été déclaré monument historique-artistique national, bien que jusqu’au 21ème siècle la restauration picturale et architecturale n’ait pas été effectuée, ce qui rend à l’église de San Nicolás de Bari toute sa luminosité et sa splendeur.

 

Nous poursuivons notre parcours pour nous retrouver près de la tour de Santa Catalina, et nous allons déguster une spécialité de Valence.

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L’horchata (orxata en catalan) est un des rafraîchissements les plus populaires de Valencia. Elle bénéficie même d’une AOC locale  « Chufa de Valencia« . C’est un lait végétal sucré, élaboré à partir de  souchet, un tubercule d’origine égyptienne introduit par les arabes dans cette capitale méditerranéenne.  La boisson ressemble à quelque chose entre le lait d’amandes et le lait de soja. C'est bon et désaltérant.

Nous continuons notre déambulation dans Valence sans idée précise au hasard des rues, ce qui est fort agréable.

 

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Les arènes, parmi les + grandes et les + belles d'Espagne peuvent acueillir 16 000 spectateurs. Elles furent construites, en style classique, entre 1850 et 1860, par l'architecte Salvador Monleon, qui s'inspira de l'ampithéâtre romain de Nîmes. Elle a quatre galeries et 384 arcs extérieurs. On y célèbre deu grandes corridas importantes, celle de juillet et celle des fallas, outre de nombreuses autres corridas tout au long de la saison qui s'achève en octobre. Elle accueille aussi quelques manifestatuions citadines, surtout des concerts.

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Nous visitons le musée de la soie.

Totalement rénové, le Colegio de la Seda abrite depuispeu le musée de la soie, dans le cadre de l'inscription de la route de  la soie au patrimoine de l'humanité par l'Unesco, dont Valence est la capitale. C'est l'endroit idéal pour découvrir et connaître cet art. Travail de la soie sur d'anciens métiers à tisser et reproduction de tissage du XIIIè siècle. On y apprend, si on ne le sait déjà, que les Arabes, qui élèvent les vers à soie depuis le VIIIè s., s'installent à Valence dans le IXè s. pour y planter des muriers dont se n ourrissent lesdits vers, en lieu et place du blé beaucoup moins lucratif. La soie vit son apogée au XVè s. Puis la crise céréalière européennne amène àValence des immigrtés italiens, qui apportent avec eux la technique du velours.

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De magnifiques habits selon les époques.

 

Un bon repas s'impose. Comme d'habitude nous faisons confiance au routard, et nous ne sommes pas déçus. 

"El Bouet", se situe dans un ancien entrepôt où l'on a gardé les structures métalliques et les pierres apparentes mais la table valencienne est très en vogue et c'est justifié. Un régal pour les yeux et les papilles.....

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Pour finir notre périple valencien, nous allons visiter les jardins del Real.

Les Jardins del Real furent longtemps le plus grand poumon vert de Valencia. Jusqu’à la création des jardins du Turia.

Origine et histoire

Il faut remonter à l’époque Andalouse, au XIᵉ siècle, pour trouver l’origine des Jardins del Real.

À cette époque, le roi musulman Abd al-Aziz fit construire une résidence de vacances, une Almunia ou Rahal, en proche banlieue de Valencia.

Suite à la reconquête, Jaime 1er (Jacques 1er) Roi d’Aragon et Valencia, transforma la maison de campagne, en un somptueux palais ou alcázar, les jardins servant de pépinières.

C’est d’ailleurs de là, que vient le nom actuel des jardins. Rahal se transformant avec le temps en del Real. Aucun lien donc avec la royauté, en tout cas avec la royauté chrétienne.

Sous Pedro IV, le palais fut de nouveau réaménagé. Il faut dire qu’il avait été incendié lors de la guerre entre la Castille et l’Aragón (1363). Puis de nouveau agrandi sous le règne d’Alphonse le Magnanime (1416-1458 )

Le Palais del Real en 1806

Le Palais del Real était particulièrement imposant et bien fortifié. On lui donna même le surnom de Palais aux 300 clés, afin de souligner ses dimensions imposantes. Il faut dire que rien que sa façade faisait plus de 200 mètres de long.

Durant de nombreuses années, le Palais del Real fut donc la résidence principale ou de vacances de nombreux monarques. Ainsi, Charles Quint, Philippe II et Philippe III séjournèrent à Valencia dans le Palais del Real. Philippe III y célébra même son mariage avec la reine Marguerite d’Autriche (grand-mère de Louis XIV, notre Roi-Soleil).

L’occupation de l’Espagne, par les troupes napoléoniennes eurent raison du palais. En effet, le palais fut détruit en 1810 par les valenciens à titre préventif, lors de la Guerre d’indépendance.

Ceux-ci ne voulant pas que les troupes françaises du Maréchal Suchet, puissent se servir stratégiquement du palais pour bombarder la ville.

Manque de bol, les Français attaquèrent finalement par le sud, et entrèrent dans la ville de Valencia, quasiment sans avoir besoin de combattre. Bon, les Torres de Quart gardent encore de nos jours quelques séquelles et impacts des tirs français.

Bref, le Palais del Real fut donc totalement démantelé en quelques mois et les décombres laissés sur place. Merci Napoléon !

Les décombres forment depuis 1814, la « petite montagne » du Général Elio. Seule hauteur dans Valencia, une ville entièrement plate.

Les vestiges du Palais del Real

Les jardins, que l’on peut actuellement visiter, étaient ceux appartenant auparavant au palais del Real.

En 1868, les Jardins del Real furent saisis par les révolutionnaires valenciens. En 1874, la Couronne d’Espagne renonça à la propriété des Jardins.

En 1903, les Jardins del Real deviennent propriétés de la municipalité de Valencia. Ils étaient alors utilisés comme pépinières municipales (Viveros). C’est pour cette raison que l’on entend aussi parler des Jardins de Viveros.

En 1912, les Jardins del Real furent ouverts au public, et depuis ce jour, c’est un endroit prisé des valenciens.

Jusqu’à la création des Jardins du Turia, les Jardins del Real étaient le principal poumon vert de Valencia.

Les jardins

Son aménagement répond à différents styles de jardinage. On peut trouver des parterres fleuris, des pelouses, des rocailles, une roseraie et des jardins classiques à la française.

Aux jardins del Real, l’on trouve une grande diversité d’arbres, avec plus de 2 700 spécimens appartenant à 167 espèces botaniques différentes. 30 % de feuillus, 20 % de feuillages persistants, 27 % de conifères et les 23 % restants sont des palmiers.

La flore est également très variées : bégonias, cactus, œillets et autres fleurs ; ficus, araucarias, pins, cyprès, fougères, agaves, figues de Barbarie, azalées, rhododendrons, cocotiers, dragonniers…

La plupart des plantes que l’on peut trouver dans les Jardins y furent installées en 1926.

Allée du jardin del Real

À l’origine, la porte se trouvait Calle Sagunto dans l’ancien couvent de San Julíán. Lors de sa démolition, la porte fut transférée dans les Jardins del Real.

Partout où le regard se pose, il y a des statues en pierre, en bronze..... En voici quelques exemples

Sculpture et fontaine réalisée par Eugenio Carbonell Mir. La fontaine se trouve juste devant la Porte baroque du couvent de San Julían.

Despertar

Oeuvre de Julio Benlloch Casarés, en marbre blanc, réalisée en 1916 et installée en 1925 à son emplacement actuel. Elle se trouve au milieu d’un petit bassin entouré d’une pergola semi-circulaire réalisée avec des colonnes ioniques.

Buste de Constanti Llombart

Le buste en bronze est l’oeuvre de Ramón Andrès Cabrelles, réalisé en 1928. Elle représente le fondateur de la société des amoureux des gloires valenciennes « Lo Rat Penat ». Le buste commémore le 50e anniversaire de la création de la société. Rat Penat voulant dire « chauve-souris » en valencien, on trouve donc la représentation d’une chauve-souris en dessous du buste.

Buste de Constanti Llombart

Buste de Felipe Maria Garín Ortiz de Taranco

Buste en bronze, œuvre de Vicente Maria Paton Espí, en 1993. Ortiz de Taranco était un historien valencien.

Buste de Felipe Maria Garín Ortiz de Taranco

 Buste de Francisco Domingo Ibañez

Buste en bronze, première œuvre exposée dans un lieu public par le sculpteur Jesús Castello Mollar. Elle est installée à cet emplacement depuis 1996 pour commémorer le 25e anniversaire du concours Iberflora.

Francisco Domingo Ibañez et son frère furent à l’origine en 1971 au premier concours floral Iberflora. Concours organisé à Valencia.

À ne pas confondre avec Francisco Domingo Marquès, célèbre peintre valencien, dont le buste se trouve aux Jardins de la Glorieta.

Buste de Francisco Domingo Ibañéz

Buste de Fray Pedro Ponce de León

Buste en bronze, réalisé par Salvador Octavio Vicent. Installé à cet emplacement en 1951, à l’initiative de l’association des sourds-muets. Ponce de León, frère bénédictin, étant l’inventeur de la méthode d’enseignement oral pour les sourds-muets.

Buste de Fray Pedro Ponce de León

Buste de Roque Chabás

Buste en pierre, œuvre de José Arnal García. Inauguré en 1929. Roque Chabás était un historien et chanoine archiviste de la Cathédrale de Valencia.

3 figures féminines sont représentées sur le piédestal, deux figures représentant l’Histoire et l’Archéologie.

Buste de Roque Chabás

Buste de Vicente Querol Campos

Le monument date de 1931, il est également l’oeuvre de José Arnal García. Le monument rend hommage au célèbre poète valencien Querol Campos, connu comme le Poeta Querol.

Le monument fut réalisé suite à une souscription populaire via le journal Las Provincias.

Ici aussi, on peut trouver deux figures en pierre (une masculine et une féminine), allégories du travail et de la poésie.

Buste de Poeta Querol

Dama de Elche

Œuvre de Enrique Cuñat, datant de 1938. Elle se trouve non loin des vestiges du Palais Real et de la petite montagne d’Elio.

Dama de Elche

Diosa Flora

Sculpture en marbre de Carrare, œuvre de Francisco Font Blanch en 1933. Elle se trouve non loin de la volière.

Diosa Flora

La Maternidad

Sculpture réalisée en 1954 par.. José Esteve Edo ! Prolifique sculpteur valencien (on trouve une vingtaine de ses œuvres dans divers lieux de Valence). Une mère et son enfant, tel est le thème de la sculpture.

La Maternidad

Las Aguadoras

Il s’agit de deux sculptures en bronze situées dans un bassin. La scène représente deux femmes portant des cruches.

Œuvre d’Octavio Vicente Cortina. La première figure fut installée en 1970 et la seconde en 1972.

À noter que cette œuvre obtint la première médaille dans la catégorie sculpture, lors de l’Exposition Nationale des Beaux-arts de Madrid en 1950.

Las Aguadoras

Muchacha reclinada

Femme nue en bronze, réalisée par…José Esteve Edo ! La sculpture fut inaugurée en 1979. Vous saviez que José Esteve Edo avait une rue à son nom à Valence ? Elle se trouve non loin de la station de métro Maritim Serreria dans le district de Camins al Grau.

Mujer reclinada

Mujer en reposo

Oui, c’est aussi l’oeuvre de José Esteve Edo. Celle-ci date de 1966. Encore une femme dénudée.

Cependant, on voit l’évolution stylistique de l’artiste, entre la Maternidad, la Mujer en reposo et la Muchacha Reclinada.

Mujer en reposo

Pour les amoureux des chats, il y a dans un coin du jardin, près d’une des portes, un grande colonie de chats noirs. Les gardiens du temple .

 

 

 

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25 janvier 2022

Jour 20 : Jeudi 26 Septembre 2019 - LA MER A VALENCE

Munis de nos vélos de location, nous partons pour une journée plage et bord de mer.

Valence a toujours été unie à la mer bien que le centre de la ville naquit à quelques kilomètres du rivage pour des raisons de sécurité et à cause des caractéristiques du terrain.

La Valence médiévale, essentiellement marchande, chercha dans les eaux de la Méditerranée sa route vers l'expansion. A travers la mer elle trouva la richesse et la prospérité. L'importance du trafic maritime marchande de Valence au haut Moyen-Age obligea l'instauration en 1283, du célèbre tribunal maritime du Consulat de la Mer, avant même Barcelone et Palma de Majorque. L'union entre Valence et la mer fut confirmée le 26 Novembre 2003, lorsque la ville fut désignée pour accueillir l'America's Cup 2007. La désignation signifiait que Valencer était la première ville européenne qui allait organiser la compétition de voile la + ancienne et importante du monde. Une épreuve qui a + de 150 ans. Il s'agissait de reconvertir la zone du port en un "balcon sur la mer". Les travaux et les innovations ont fait que le port est devenu une zone de loisirs urbains.

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La gare maritime.

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20190926_113428 De magnifiques châteaux de sable sont édifiés sur la plage de la Malva-Rosa.

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Il y a deux plages à Valence qui se situent dans le prolongement l'une de l'autre. En fait, rien ne les différencient. Elles changent juste de nom là où le Paseo Maritimo s'élargit. La plage qui commence à la Marina Real s'appelle Playa de Las Arenas ou Llevant ou encore Playa d'El Cabanyal. Elle est bordée d'une digue plantée de palmiers et d'une rangée d'hôtels et de restaurants très charmants. Cette promenade porte le nom de Paseo Neptuno.

Les plus belles plages de Valence - Le Mag Voyageurs 

Plus loin en direction du nord, la digue s'élargit. À côté de la promenade piétonnière apparaît une deuxième allée occupée par de petites cabanes blanches qui abritent des boutiques d'accessoires de plage, elle-même longée par une rue où circulent les voitures. A partir de là, la plage porte le nom de plage de Malvarrosa et la promenade devient le Paseo Maritimo.

Plage de Las Arenas Plage de Malvarrosa Paseo Maritimo
Plage de Las Arenas
Plage de Malvarrosa
Paseo Maritimo

Plage surchargée ?

Les maisons en bordure du Paseo Maritimo ne sont pas spécialement jolies. Beaucoup semblent défraîchies voire délabrées. Ce sont d'anciennes maisons de pêcheurs. A partir de l'hôpital del Carmen et du Sanatorio de la Malvarosa, un joli bâtiment rose, la digue devient plus animée et peuplée de restaurants de paellas et fruits de mer.

 

Le matin, des joggeurs courent le long du Paseo Maritimo. Des instruments de musculation assez fun sont également disposés tout le long de la digue et disponibles gratuitement pour ceux qui veulent s'y essayer. J'ai trouvé ça génial !

 

Carrer de Pavia sculpture du Paseo Maritimo Hospital Malva Rosa
Carrer de Pavia
Paseo Maritimo

Après tous ces jours à visiter Denia et ses alentours ainsi que Valence, quelques heures de farniente sur la plage à faire "bronzette", nous fait du bien. Un jour de dilettante pendant nos vacances, ça fait du bien.

 

25 janvier 2022

Jour 19 : Mercredi 25 Septembre 2019 - L'AQUARIUM DE VALENCE

L'Oceanografic est le plus grand aquarium d'Europe et nécessite une journée de visite.

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Son inauguration en décembre 2002, a donné naissance à ce qui, aujourd'hui, est le plus grand parc océanographique d'Europe, avec une surface de 110 000 m2. Ses aquariums indépendants les uns des autres exhibent la faune et la flore les + représentatives de la planète.

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L'espace consacré à l'Océan Atlantique se dessine comme une tour de double structure avec un aquarium de + de 7 millions de litres d'eau et un tunnel acrylique transparente de 30 mètres, qui nous permet de contempler, comme si nous nous trouvions sous l'eau, dfes requins, des raies, des saurels, des barracudas et thons, etc.....

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Un tunnel de 70 mètres simule un voyage sous-marin à travers l'océan Atlantique, des latitudes tempérées aux latitudes tropicales.

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Une volière abrite de nombreux oiseaux et autres animaux.

Ce quartier de la nouvelle Valence, nous a tellement plus que nous décidons de louer des vélos pour revenir de nuit pour voir ce site éclairé et aussi pour pouvoir nous déplacer et passer une journée en bord de mer.

La nuit, c'est aussi magique que le jour et même plus. Il fait une température divine et il n'y a presque personne.

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Vue d'ensemble de la Cité des Arts et des Sciences à la tombée de la nuit. 

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L'hémisphérique qui ressemble à un oeil.

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 La nuit, cela nous donne un aperçu complètement différent de tous ces édifices.

 

4 janvier 2020

Jour 18 : Mardi 24 Septembre 2019 - LA NOUVELLE VALENCE

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Les Jardines del Turia occupent l'ancien lit du fleuve Turia. Tout le long des 9 km, son aspect évolue. Les jardins cèdent parfois la place à des terrains de foot, des plaines de jeux, des pistes de roller, des plans d'eau, des arbres étonnants, des fontaines et même une salle de concert, le palais de la Musica. C'est la cour de récréation des valenciens qui viennent s'y promener, pique-niquer, courrir, rouler à vélo, faire du sport ou se détendre tout simplement.

La section finale de l'ancien lit du Turia est occupée par ce qui, malgré sa courte existence, est déjà de"venu la plus grande attraction de Valence. Il s'agit de la Cité des Arts et des Sciences, un grand centre ludique consacré à l'art, à la science et à la nature et qui réunit divers bâtiments d'une architecture spectaculaire et de vastes zones de jardins et d'étangs. 

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La densité d'arbres est si importante qu'il est impossible d'avoir une vue d'ensemble des ponts qui enjambent la Turia. Certains sont des passerelles modernes mais d'autres sont d'authentiques ponts de pierre à plusieurs arches qui datent du XV et XVIe siècle.

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Inaugurée en 2007, la Cité des arts et des sciences est l'oeuvre de l'architecte Santiago Calatrava. En espagnol, ça donne Ciudad de las Artes y de las Ciencias d'où son abréviation CAC. Elle est devenue l'emblème de Valence en moins de 10 ans. 

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La Cité des Arts et des Sciences se composent de 6 édifices : l'Hemisferic, le Museo de las Ciencias Principe Felipe, l'Oceanogràfic, le Palau de les Arts Reina Sofía, Umbracle et l'Agora.

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Le palais des arts Reina Sofía, surnommé le casque de Dark Vador à cause de sa forme.

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L'hémisphérique, le premier des bâtiments qui a été inauguré en avril 1998. Son tracé évoque un grand oeil humain (89m de long sur 48m de large et 25m de haut) dont la paupière s'ouvre et se ferme. Il est entouré d'un bassin dans les eaux duquel se reflète cette structure ovoïdale singulière. L'hémisphérique est, en Espagne, la seule salle dans laquelle se produisent trois grands spectacles : un planétarium, un cinéma Imax et un Lasérium couvrant tout l'écran semi-sphérique, dont la surface atteint 900m2, avec uhn diamètre de 24 mètres.

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Le musée des sciences Principe Felipe et le jardin des sculptures.

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Le musée des Sciences Principe Felipe , d'une longueur de 250m , d'une largeur de 110m et d'une hauteur de 33m, est le + grand de l'enciente. Il est caractérisé par sa façade nord entièrement vitrée.

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Didier au bout de l'umbracle, dos au palais de la Reine Sofia.

L'Umbracle (la serre), structure avant-gardiste conçue comme une grande promenade avec un jardin central arboré qui borde toute l'enceinte, d'une longueur de 275m.

Cet ensemble, à l'architecture futuriste peut surprendre au premier regard, mais il s'intègre bien dans le cadre ouvert et plein de verdure. Il a permis de regrouper plusieurs bâtiments modernes et différents les uns des autres, dédiés aux arts et aux sciences, et qui accueillent chaque année beaucoup de personnes autochtones ou touristes.

30 décembre 2019

Jour 17 : Lundi 23 Septembre 2019 - VALENCE

Aujourd'hui, nous partons  pour nous imprégner de la ville, et faire connaissance avec le centre historique de Valence.

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La Place de l'Hôtel de Ville (Plaza del Ayuntamiento) est le nouveau centre vital de Valence. Elle devint un grand quartier de services qui décongestionna le centre traditionnel de la ville. Ce fut le début de l'essor urbain de la Valence moderne. Place de l'Hôtel de Ville prit forme au début du XXè siècle. En 1905 on la projeta comme un grand jardin mais, quelques années plus tard elle fut transformée en grande promenade bordée de vendeurs de fleurs. Durant les années 30, elle fut restructurée afin de favoriser la circulation. Parallélement, on constyruisit tout autour des édifices monumentaux : la poste (1915), l'Athénée Mercantile (début des années 40), l'édifice Rialto et l'hôtel de ville.

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Entre 1905 et 1950 on construisit la façade principale, avec sa caractéristique tour de l'horloge et ses sculptures. Au premier étage, un grand balcon accueille les personnalités durant les fêtes. Le 9 octobre, jour de la Communauté Valencienne, c'est depuis ce balcon que l'on baisse le drapeau de la ville, verticalement, car le drapeau ne doit s'incliner devant personne.  

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Sur cet emplacement fut fondé en 1307, un couvent d’Augustiniens et on commença à ériger l’église et le couvent, qui fut un des plus importants de Valence. Aujourd’hui, il reste seulement l’église, dans un état différent de son état d’origine puisqu’elle a été restaurée en 1940 par l’architecte Javier Goerlich Lleó. Tant la tour que la façade donnant sur la rue Guillem de Castro témoignent de cette restauration. L’église est gothique d’une seule nef avec des chapelles latérales et un chœur à leurs pieds ; elle donne une grande sensation de légèreté, due essentiellement aux cinq grandes fenêtres ogivales du presbytère.

 

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Au détour d'une rue... une Valencienne de poids

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La basilique Virgen de Los Desamparados

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La Porte des Apôtres de la cathédrale est le siège du Tribunal des Eaux qui se réunit tous les jeudi à midi pile. C'est, sans doute, l'institution de justice la + ancienne de toutes celles qui existent encore en Europe. Ses premières sessions datent de la fin du IXè siècle. Ce tribunal, classé au patrimoine immatériel de l'Unesco, tranche dans les litiges qui surgissent au sujet de l'usage des eaux pour l'arrosage de la plaine de Valence. Il suit une instruction sommaire, exclusivement verbale et en valencien. Ses jugements sont exécutifs et sans appel. Pour repère, le système d'irrigation de la ville et de sa région pourvoit en eau + de 6000 hectares de terres gérées par près de 1400 agriculteurs. Il a été mis sur pied par les Romains, puis perfectionné par les Arabes.

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La Plaza de la Virgen est le coeur de la vieille Valence. Il s'agit, en outre, du premier centre de la ville, là où il y avait le théâtre romain et, plus tard où s'installèrent les wisigothiques et les musulmans lorsque cet endroit était encore une île, entouré par les bras du Turia. Le mumure du vieux fleuve est imité par la fontaine qui décore le centre de la place. Le personnage central est entouré de 7 jeunes filles qui symboilisent le Turia et ses canaux d'irrigation.

Cette grande place, sillonnée par les passants qui vont et viennent, est l'un des endroits les + importants de la ville car c'est ici que se dressent la cathédrale, la basilique Virgen de los Desamparados, patronne de Valence et le palais de la Generalitat, siège du gouvernement autonome. Autrefois, l'hotel de ville se trouvait aussi ici mais au milieu du XIXè siècle, il fut transféré à son emplacement actuel car l'ancien édifice était en très mauvais état.

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Sur les terrains de l'ancienne église épiscopale wisigothique, sur laquelle les musulmans construisirent leur grande mosquée , se dresse aujourd'hui la cathédrale, plus connue soius le nom de La Seu (le siège) parmi les valenciens. Sa construction, commencée en 1262 en style gothico-cistercien, se prolongea jusqu'au XVIIIè siècle. L'ensemble présente donc une grande diversité de styles. 

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L'imposante silhouette de la tour de Miguelette située Plaza de la Reina.

Véritable symbole de la ville, la Tour de Miguelete fut construite en tant que clocher de la cathédrale bien qu'elle soit, à l'origine, séparée de celle-ci. Elle est toute en pierre, octogonale, de 4 corps qui atteignent les 50 mètres, une hauteur semblable à la longueur de son périmètre de base. Les travaux de construction furent entrepris en 1376 par Andreu Julià qui s'inspira du clocher de la Seo de Lérida. En 1414, Pere Balaguer prit la relève et enrichit avec . de belles figures géométriques gothiques le dernier corps. Plus tard au XVIIè siècle, on lui ajouta l'aiguille qui rajouta dix mètres à la ahuteur totale. Le 29 Septembre 1418, jour de la saint Michel, la cloche principale fut bénie et c'est pour cela que la tour fut connus sous le diminitif de cet archange. Son nom valencien est Miquelet. 

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La cathédrale Sainte Marie, a été construite sur une période 750 ans et a vu le jour, comme beaucoup d'édifices religieux en Espagne, sur les ruines d'une ancienne mosquée. Au premier coup d'oeil, on observe des éléments d'inspiration gothique, telle la nef avec ses arcs brisées ou les fenêtres et voûtes croisées en ogives du XIIIè siècle.

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Dans la nef, se trouvent six tableaux renaissance connus sous le nom d'Hernandos.

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La chapelle du Saint Calice possède une façade flamboyante du XVè siècle, très belle oeuvre réalisée comme un autel, avec des reliefs en albâtre sortis des ciseaux de l'artiste italien Guiliano Poggibonsi. Sur les murs on peut  voir encore les chaînes qui fermaient le port de Marseille, cassées par les nefs d'Alphonse V le Magnanime, après la conquête de cette ville en 1423.

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L'attrait principal de la cathédrale reste la Chapelle du Santo Caliz, où se trouve le Saint Graal, la coupe sacrée dans laquelle Jésus aurait célébré l'eucharistie lors de la Cène. Le calice, dont l'authenticité est controversée, aurait été précieusement caché durant l'invasion musulmane, avant de revenir à Valence en 1427.

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Quelques oeuvres du musée qui retrace l'histoire de la cathédrale. 

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Un passage  aérien relie le corps de la cathédrale à un appartement privé.

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L'entrée du palais du marquis de Campo surmontée de la sculpture d'un homme d'église, devenu le siège du musée d'histoire de la ville.

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Le dôme de la basilique Virgen de Los Desamparados et les ruines de l'Almoina. 

Située derrière la cathédrale et l'église Notre Dame des Désespérés, cette place tranquille et épurée mélange les styles architecturaux. Le bâtiment moderne en verre sombre abrite le Centro Arqueologico de la Almoina. Sous son bassin d'eau peu profonde, on aperçoit les vestiges de la ville romaine et wisigothe.

Depuis très longtemps déjà, depuis presque toujours, l'intense activité commerciale de la ville se développa au Quartier du Marché. Bien que proche du quartier de la cathédrale et de ses environs qui a concentré, depuis le début loe pouvoir politique et religieux de Valence, il s'agit d'un quartier très différent. Le quartier de la Seu est plutôt sévère alors que le quartier du marché est bruyant et multicolore.

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Le marché central est le plus grand marché de la ville et même d'Espagne. Il regorge d'aliments, de fruits, de légumes, de charcuteries, de fruits secs, d'olives, de viandes, de tripes, de poissons, de fruits de mer, d'épices et de patisseries. Ce festival de couleurs et d'odeurs appétissantes n'est pas le seul attrait de ce marché gigantesque qui couvre 8160 m². Il se distingue également par son architecture qui s'inscrit dans le courant du modernisme valencien.

En 1910, la mairie de Valence lança un concours et choisit le projet des architectes Alexandre Soler i March et Francesc Guàrdia Vial qui avaient étudié à l’École d’Architecture de Barcelone et travaillé avec Luis Domènech Montaner, architecte réputé du modernisme. Après quelques modifications du projet, la construction du marché débuta en 1914. L’œuvre fut achevée et inaugurée en 1928.

Les 400 étals des marchands sont protégés par une superbe structure métallique moderniste percée de plusieurs verrières qui donnent une impression d'espace, de lumière et de légèreté. Au centre s'ouvre une coupole de 30 mètres de haut décorée de mosaïques. Vu du ciel, le marché occupe une surface irrégulière sauf l'extension de 1.400 m2 destinée à la poissonnerie qui est octogonale. Les coupoles en fer, en verre et en céramique sont couronnées de girouettes. L'une représente une perruche et l'autre un poisson.

Les pavillons qui flanquent l'entrée principale sont en briques rouges et décorés de céramique.

La Plaza del Mercado est le centre du quartier du Marché et est constituée par 3 édifices parmi les plus emblématiques de la ville : le marché central, l'église Santos Juanes et la Lonja (ancienne bourse).

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L'église Santos Juanes, construite sur le terrain d'une mosquée en 1368, fut totalement remaniée au XVIIIè siècle suivant le style baroque de l'époque. Il ne reste, de la construction gothique, que les arcs doubleaux et la grande rosace qui préside une de ses façades et connue sous le nom de "O de San Juan". 

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 Edifice annexe près de la façade principale du marché central, qui accueillait autrefois les services administratifs du marché.

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Juste en face du marché se dresse l'ancienne Lonja de la Soie ou bourse des Marchands et le Consultat de la Mer, sans aucun doute l'un de + beaux édifices du gothique civil européen. C'est pour cela et parce que c'est aussi un monument ouvert à la ville que l'Unesco a déclarée la Lonja de Valence, Patrimoine de l'Humanité en 1996. 

Cette magnifique construction, dont la façade principale donne sur la Plaza del Mercado, est composée par 2 corps séparés par une tour carrée à créneaux.  

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La Lonja de Contratacion se trouve dans le corps de droite et celui de gauche corrspond à l'ancien siège du Consulat de la Mer.

Les travaux de construction commencèrent en 1483. La première salle est faite de nefs séparées par 8 sveltes colonnes hélicoïdales qui s'ouvrent comme des palmiers. Les arêtes forment les nefs des voûtes dont le clefs se trouvent à 17 mètres de hauteur.

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L'immense salon à colonnes de la Lonja fut durant longtemps le parquet de la bourse du travail.

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La salle du consulat de la mer accueillait un tribunal dédié aux affaires maritimes et commerciales.

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Les caissons de bois doré et polychrome qui proviennent de l'ancienne maison de la ville et qui fut installé au salon des juntes du consulat de la mer.

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La loge de la soie symbolise le siècle d'or valencien(XVè siècle), apogée économique de la ville. Le port de Valence était alors une plaque tournante du commerce de la soie, matière alors particulièrement précieuse et recherchée.

 

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Porte principale des remparts qui défendaient l'accès nord de la Cuitat Vella, ces imposantes tours édifiées à la fin de XIVe siècle délimitent toujours le nord de la vieille ville. De style gothique, elles dominent l'ancien lit du Rio Turia et le pont de pierre qui l'emjambe. Les tours de Serranos sont classées monument historique.

Ancienne porte fortifiée à l'ouest de la vieille ville, son architecture est fort similaire aux Torres de Serranos bien qu'elle fut construite un siècle plus tard. En arrivant de la cathédrale par la calle Caballeros puis en poursuivant par la calle Quart, il est difficile d'avoir une vue d'ensemble à cause des maisons et de l'étroitesse de la rue. Enfin, celle-ci s'ouvre sur la petite place Santa Ursula.Le côté tourné vers la ville est percé de loggias auxquelles on accède par un large escalier latéral. Il n'y a que le côté tourné vers l'extérieur qui est fortifié et encore griblé d'impacts des canons napoléoniens. 

 

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30 décembre 2019

Jour 16 : Dimanche 22 Septembre 2019 - DENIA/VALENCE

Aujourd'hui, nous changeons de point d'attache et nous quittons Dénia pour rejoindre Valence, qui sera notre lieu de villégiature pour notre dernière semaine de congés.

Notre logement est un appart'hotel (établissement Turia Town, Carrer de la Turia 66/68) situé près des jardins de la Turia, pas trop loin du centre de Valence, où les logements sont assez chers. Nous trouvons, merci à Internet et à Didier, un emplacement de parking en sous-sol à, à peine 3€ par jour; voilà qui nous convient parfaitement vue qu'à Valence, nous comptons ne pas utiliser la voiture de la semaine.

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Valence se trouve au centre d'une grande vallée fertile arrosée par le Turia et sur le rivage de la Méditerranée. C'est aujourd'hui l'une des grandes villes d'Espagne avec ses 800 000 habitants. Ses origines remontent à la nuit des temps car il y avait, à l'âge de bronze, des populations installées dans ses alentours. Elle a connu, tout au long des trmps, diverses cultures qui lui ont laissé leur empreinte. La ville fut fondée par les romains en 138 av J.C. Elle reçut le nom de Valentia. La nouvelle colonie vécut alors un grans trafic commercial et culturel car la région fut traversée par la Via Sucronense. Ville peu développée pendant la domination wisigothique, c'est surtout après l'invasion des musulmans, en 718, que Valence progresse rapidement. Elle atteint 15 000 habitants à l'époque du califat de Cordoue. Elle connut sa + grande splendeur au XIè siècle, lorsqu'elle devint la capitale d'un royaume maure. 

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Le Cid fut le protagoniste d'une éphémère domination chrétienne lorsqu'il conquit la ville, en 1093. Mais 9 ans + tard, elle repassa aux mains de l'Islam et fut définitivement conquisepour les chrétiens en 1238 par le roi Jacques I. La domination musulmanedura + de 5 siècles mais il n'en rste aujourd'hui que quelques traces. C'est cependant à cette époque que la huerta est équipée d'un réseau de canalisation et que commencent les célèbres sessions du "Tribunal des Eaux" qui régularise les arrosages.

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D'autre part, la tolérance religieuse pratiquée sous la domination musulmane persista après la conquête chrétienne. Ce ne fut qu'à partir de 1609 que fut décrétée l'expulsion des maures, ce qui entraîna une forte crise économique car cette communauté représentait à cette époque  un tiers de la population.

Entrée triomphale de Jacques Ier dans la ville de Valence (tableau de 1884). Fernando Richart MontesinosMusée du PradoMadrid.

Le roi Jacques I, qui entra dans la ville le 9 Octobre 1228, qui est aujourd'hui celui de la Communauté de Valence, en fit la capitale du nouveau royaume de Valence, un des états de la Couronne d'Aragon. Il lui donna une charte caactéristique, Los Furs. Son e'ssor a été depuis lors constant mais c'est particulièrement à partir du XVIè siècle, que la ville connaît son siècle d'or.

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Le drapeau de la Communauté valencienne, en Espagne, a été adopté le 1er juillet 1982. Il reprend les couleurs traditionnelles de la Couronne d'Aragon (quatre bandes rouges sur fond or). Ce drapeau est « couronné », c'est-à-dire qu'un motif de couronne (or, rouge et vert sur fond bleu) est représenté verticalement sur le côté gauche

Le  blason de la ville de Valence en Espagne se base sur les armes du roi Jacques Ier d'Aragon mais avec plusieurs modifications. L'emblème avec une représentation du blason qu'utilise la Mairie de Valence garantit son usage institutionnel ; malgré le fait de ne pas être officialisé dans le Journal Officiel de la Communauté Valencienne.

« Un écu en losange d'or à quatre pals de gueules, soutenu par deux L couronnés d'or (la couronne symbolisant la loyauté de la ville pour la royauté) et embrassé d'une couronne triomphale de sinople, timbré d'une couronne royale ouverte cimée d'une chauve-souris de sable posée de front et les ailes étendues. »

Elle devint l'une des + grandes puissances économiques de la Méditerranée et sa projection culturelle est importante. C'est l'éclosion de personnalités telles Ausias March et Joanot Martorell ou la famille des Borgia. Les anciennes murailles du XIè siècle ont déjà été élargies et renforcées alors que de magnifiques édifices ont été construits : la Lonja et le Palais de la Generalitat outre la cathédrale.

Durant la guerre de Sucession, Valence se range du côté de l'Archiduc Charles d'Autriche. Ceci impliqua, après la victoire bourbonienne de la bataille d'Almansa en 1707, la perte de sa charte. Au XIXè siècle, une revitalisation des activités économiques - surtout le commerce des citriques et du riz -  et culturelles, favorisent une grande transformation urbaine. Les murailles furent abattues en 1865 afin de permettre l'expansion de la ville.

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La déviation du lit du Turia mit fin aux dévastatrices et nombreuses  inondations, la dernière datant de 1957. Cette déviation a fait gagner plus d'un million de mètres carrés de jardins. Le vieux lit du Turia accueille aussi la + grande partie des installations ludiques et culturtelles. Citons le Palais de la Musique, la Cité des Arts et des Sciences qui représente la ville moderne.

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Ce nouvel espace, un grand éventail de possibilités culturelles, le centre historique, les plages, la gastronomie et le climat font de Valence un grand centre touristique. 

C'est sans doute le climat qui favorise le caractère joyeux de la ville, ouverte et hospitalière. Le Valencien aime vivre dans la rue, se perdre dans les jardins, aller à la plage ...

Les Fallas, la Foire de juillet et de nombreuses fêtes permettent également d'en connaître toute la richesse culturelle et des traditions.

 

 

12 décembre 2019

Jour 15 : Samedi 21 Septembre 2019 - CALPE

Pour notre dernier jour dans la région de Dénia, nous décidons d'aller nous baigner à Calp, célèbre pour son gros rocher, que nous avions déjà aperçu lors de notre visite à Altéa.

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Le Peñón de Ifach, à Calpe, est un symbole de la région d'Alicante. Cet imposant rocher de 332 mètres de haut domine la côte et est visible depuis de nombreuses villes du littoral nord de la Costa Blanca. C’est l’une des plus belles et insolites formations rocheuses de la côte méditerranéenne qui constitue un repère pour les marins, un paradis pour la faune et un défi pour les grimpeurs et les randonneurs. Par temps clair, il est même possible d’apercevoir l’île d’Ibiza. Le parc naturel abrite 300 espèces de plantes sauvages, dont des genévriers, de la lavande et des pins qui dégagent dans l'air un agréable parfum. Beaucoup d'oiseaux s’y sont également installés, tels que des faucons, des goélands et des cormorans.

Peñón de Ifach, Calpe - Alicante (Espagne)

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Pour notre dernier soir à Denia, nous allons dîner en bord de mer, au bout de Las Rotes , au restaurant Mena. Au menu, les produits de la mer. On se régale.

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12 décembre 2019

Jour 14 : Vendredi 20 Septembre 2019 - LES SOURCES DE L'AGUA ET LE VILLAGE DE GUADALEST

Ce matin, nous partons voir les chutes naturelles d'Algar.

A l'approche de notre destination, nous voyons des vergers immenses recouverts de voiles protecteurs (contre les oiseaux ou les orages de grêle, on ne sait pas.....). Ce sont des néfliers du Japon cultivés en autre dans cette région de l'Espagne.

La culture de la Nèfle dans la vallée de la Callosa d'En Sarrià

La culture de la Nèfle dans la vallée de la Callosa d'En Sarria

Neflier du Japon dans la région de Valencia
Fruit à la pulpe juteuse et  au goût acidulé, la nèfle du Japon ou nispero en Castillan, à ne surtout pas con fondre avec les nèfles communes , est présente sur les étals de primeurs valenciens de mai à juillet. Peu connue dans les pays n ord-européens, elles sont pourtant très estimées dans la région valencienne et font l'objet d'une dénomination d'origine : el Nispero de Callosa d'En Sarrià
Nisperos de Valencia

Si les moins avertis peuvent les confondre avec des abricots de par leur couleur jaune ou légèrement orangée et leur forme allongée, les nèfles du Japon ont cependant un goût plus acidulé rappelant celui de la mangue. La pulpe est jaunâtre ou blanchâtre, de texture brillante et compacte et sa peau est dure. Ce fruit ne doit pas être confondu avec la nèfle commune, présente dans le nord de l’Europe, puisqu’elles appartiennent à deux espèces végétales botaniquement différentes.

La nèfle du Japon est considérée sur le plan botanique comme une baie qui contient 4 ou 5 noyaux. Ces noyaux sont en réalité des pépins assez volumineux qui seraient issus de l'avortement de certains ovules. Mais attention à ces noyaux qui sont toxiques car ils contiennent de l'acide cyanhydrique !  

Des nefles du Japon ou nisperos

Une espèce endémique protégée  : Les nèfles sont issues du néflier du Japon ou Eriobotrya japonica de son nom latin. C’est un petit arbre de la famille des rosacées (qui comprend notamment le poirier, le pêcher et le pommier) et qui se développe principalement dans le sud de l’Europe car il ne supporte pas des températures trop basses, contrairement au néflier commun. Très périssable, la nèfle du Japon voyage mal, ce qui a un effet direct sur sa commercialisation.

Le néflier du Japon aurait été introduit en Espagne aux XVIIIe siècle par les marins revenants des expéditions dans le sud-Est asiatique et débarquant sur les côtes de la région Valencienne. D’abord utilisé comme arbre ornemental, c’est au XIXe siècle que ses fruits ont été consommés. La culture intensive s’est réellement développée à la fin des années 60 et au début des années 70, lorsque les variétés et les techniques de culture utilisées ont commencé à être mises en œuvre.

Depuis 1992, les nèfles cultivées dans la région de la Marina Baixa  (canton d’Alicante allant d’Altea à la Villajoyosa) bénéficient d’une dénomination d'origine : el Níspero de Callosa d'En Sarrià. Cette appellation protège sa qualité et sa culture. Les Nisperos de Callosa d'En Sarrià représentent plus de la moitié de la production totale nationale avec pas moins de 12.000 tonnes produites annuellement au sein des 19 municipalités bénéficiant de cette dénomination. 

 

Confiture et marmelade de nefles du Japon

La nèfle du Japon peut se décliner sous une multitude de préparations ! Elles seront bien entendu excellentes consommées fraîches, avec ou sans la peau, cueillies directement sur l’arbre. Elles peuvent aussi accompagner d’autres fruits de saison dans une salade ou dans une tarte. Comme de nombreuses baies, elles se prêtent également très bien à la confection de confitures ou de gelées et peuvent être servies en jus ou en liqueurs. Certaines brasseries ont même tenté de les incrémenter dans des bières ! De même, il est possible de les congeler pour réaliser des sorbets ou des crèmes glacées

Elles peuvent aussi servir de garniture à des plats salés à base de viande. A la Réunion ou chez les Mauriciens, la nèfle se prépare sous forme d’achards, ce célèbre condiment composé de petits légumes, de fruits et de graines aromatiques qui accompagne presque tous les plats.
 

Biere et liqueur de nefles

Bière et liqueur de nèfles du Japon 

Evidemment, nous n'avons pas résisté à l'envie de goûter et nous avons acheté une bouteille de liqueur de nèfles. Pas mauvais du tout...

 

Mais après cette petite halte, retour à notre balade du jour.

Les Fonts de l’Algar sont des sources avec une petite cascade qui offrent une alternative fraîche à la plage pendant les chaudes journées estivales. Ces sources se trouvent à seulement 15 kilomètres de Benidorm, sur la route de Guadalest, un joli village de montagne avec un impressionnant château et une jolie vue. Au cours de votre journée à Algar, vous pourrez marcher le long du lit de la rivière Algar, voir les cascades et les piscines naturelles de la source et vous baigner dans les eaux cristallines pour vous rafraîchir. 

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Les sources de l’Algar, site naturel de toute beauté, se composent de cascades reliées les unes aux autres par de petits canaux aquatiques, formant des ruisseaux et des bassins où les visiteurs peuvent se baigner. Cette succession de cascades, de sources, de tolls (gours) et d’eaux cristallines, font des sources une randonnée agréable et rafraichissante par grosse chaleur.

Déclarées Zone humide protégée en 2002, sur décision du Gouvernement de la communauté autonome de Valence, les sources de l’Algar sont bien connues sous le nom « Les fonts de l’Algar », en valencien.

 

Mais revenons au but de notre balade du jour.

« Les Fonts de l’Algar » appartiennent à la commune de Callosa d’En Sarrià (Alicante), et se trouvent à 3 kilomètres du centre-ville.

La rivière Algar nait dans ces parages merveilleux et se jette dans la mer à Altea au terme d’un parcours de 12 kilomètres ; elle a pour affluents les rivières Bolulla et Guadalest.

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La deuxième visite de la journée sera le village de Guadalest.

Cette charmante localité d’Alicante, située à deux pas des sources de l’Algar, est considérée comme l’un des plus beaux villages d’Espagne. Flâner dans ses belles rues et visiter ses musées, au riche contenu historique et surplomber la retenue du barrage ne manquera pas de vous impressionner.

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Le village est perché sur le haut d'un rocher à 587m d'altitude. Ses maisons encastrées dans la roche, dominent une vaste vallée entpurée par les montagnes de Xortà et Serella au nord, et Altana au sud. La municipalité bénéficie d'un climat de type méditerranéen. Par son telief accidenté, on trouve des pinèdes et de la garrigue dans les zones les plus élevées, tandis que dans les vallées et les terrasses, on cultive des agrumes, des olivies, des caroubiers et des amandiers qui apportent au printemps, une note de couleur au paysage.

Avant de faire la visite, on se restaure à "L'Hort" avec une magnifique vue sur la vallée.

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Ensuite on se dirige vers le tunnel de Saint Joseph et après l'avoir traversé, nous arrivons au centre historique.

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Nous visitons le musée municipal Casa Orduna, où nous serons transportés dans le monde d'une famille de la noblesse du XVIIè siècle.

La Casa Gran de El Castell de Guadalest ou Maison Orduna fut construite après le grand tremblement de terre de 1644 qui dévasta la contrée et ruina les dépendances du château.

Elle fut construite par la famille Orduna, lignée d'origine basque. Ils arrivèrent au Royaume de Valence avec l'infant Fortuna de Navarre; plus tard ils passèrent au service des Cardona, amiraux d'Aragon. D. Sancho de Cardona reçut en 1543 le titre de marquis de Guadalest. Comme les Orduna jouissaient de la pleine confiance des marquis, ils furent envoyés à Guadalest et y remplirent les fonctions, pendant près de 300 ans, de gouverneurs aussi bien de la forteresse que du marquisat.

La maison fut incendiée et mise à sac pendant la guerre de succession d'Espagne (1708). En 1756, D. Pedro Antonio Buenaventura d'Orduna entra dans l'ordre militaire de Santiago et accèda de cette façon à l'état nobiliaire.

La famille procura à ses membres,  non seulement des relations économiques ou de l'influence sociale, mais aussi la meilleure et la plus solide des formations culturelles qu'il était possible d'acquérir pendant la deuxième moitié du XVIIIè siècle ou au cours du XIXème. Parmi ses membres, nous comptons principalement des avocats et des militaires.

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Les dépendances actuelles de la maison correspondent au moment de splendeur et d'influence maximale de la famille Orduna.

La décoration est adaptée aux goûts esthétiques de la bourgeoisie qui vécut les changements politiques de la deuxième moitié du XIXè siècle. N'oublions pas que cette construction a toujours été une grande maison dans un petit village, immergée dans une ambiance rurale et endogamique, géographiquement très éloignée des influences des villes importantes.

La maison occupe un terrain irrégulier. Du côté est, elle s'appuie et surmonte le rocher et du côté ouest elle est contigüe à l'église paroissiale dont elle occupe des espaces au dessus des chapelles du côté de l'épitre. La construction est supportée par des murs de charge de maçonnerie. Le bois, le plâtre et la brique céramique ont servi à sa construction. Elle est construite sur 4 niveaux et une cave, auxquels on accède par divers escaliers.

Dans l'antichambre, nous pouvons contempler un petit tableau qui témoigne de la tradition familiale selon laquelleselon laquelle ils ont reçu de Saint Bonaventure une "Charte de fraternité". A travers ce privilège, la famille se liait à la vie spirituelle des franciscains. L'objet le + intéressant de cette pièce est une toile peinte des 2 côtés. Sa partie avant nous montre un "Ecce Homo" d'ayteur inconnu avec un roseau dans les mains entrelacées et un manteau rouge qui lui glisse sur les épaules. C'est une figure aux proportions harmonieuses, sans concessions au dramatisme du sang. La partie postérieure, visible dans un  miroir, représente "les plaies du dos de notre Sauveur", un thème extrêmement rare dans l'art religieux.

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Dans la salle suivante, on trouve une châsse qui contient une statue gisante représentant la Vierge de l'Assomption, destinée à être promenée en procession. C'est une sculpture sur bois moderne, copie de celle qui fut détruite en 1936. Elle appartenait à la famille, qui la prêtait aux villageois de Guadalest pour les célébrations du mois d'août et elle a toujours été gardée dans la maison.

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L'ostensoir (XVIIIè siècle) est conçu comme un soleil rayonnant et son pied est formé par une statuette soutenant dans la main droite les symboles eucharistiques et dans la gauche, une croix.

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La cuisine et le garde manger ont gardé leur disposition d'origine et on peut y voir de nombreux ustensiles traditionnels.

Maison Orduña Musée municipal  Véhicule de Maison Orduña Musée municipal  

L'accès au château de Saint Joseph du XIè siècle se fait à travers la maison des Orduna. Pendant la montée, nous verrons le château de l'Alcozalba du XIè et aussi le clocher séparé du corps de l'église. 

Du haut de la muraille nord originale de la forteresse on a une splendide vue panoramique sur le lac de barrage de Guadalest et les chaînes de montagnes de Xorta et Serella. 

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4 décembre 2019

JOUR 13 : Jeudi 19 Septembre 2019 - LA PALMERAIE D'ELCHE

En faisant la route de Dénia à Elche, nous découvrons une Espagne plus montagneuse que je ne me l'imaginais.

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La palmeraie d'Elche située à Elche dans la communauté valancienne, est une grande étendue de  palmiers qui se trouve en plein      centre ville. C'est la plus grande  palmeraie d'Europe, plus étendue que certaines palmeraies d'Afrique du Nord.

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La palmeraie aurait été plantée par les Phéniciens, mais ce sont les Arabes qui apportèrent leurs compétences pour son développement et sa culture. Unique en Europe de par sa superficie, elle conserve plus de deux cent mille palmiers grâce à un climat très doux et à un remarquable système d'irrigation. Les palmiers femelles permettent la récolte des dattes en automne ; on utilise les palmes des arbres mâles pour les processions des Rameaux et dans l'artisanat. La palmeraie a été inscrite en 2000 au Patrimoine mondial par l'Unesco.

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On pense que ce sont les  Carthaginois qui trouvèrent dans ces terres du Levant espagnol un lieu propice à cette culture. Les  Romains qui vinrent par la suite, surent conserver la palmeraie et en prendre soin. Les berbères et les Arabes, quand ils occupèrent la  péninsule ibérique, poursuivirent la même tâche de protection et agrandirent la plantation de dattiers. C'est sous Add al Rahman 1er qu'un système d'irrigation fut installé. Plus tard, au Moyen Âge, on édicta une série de lois pour protéger la plantation et depuis lors vigilance et protection n'ont cessé.

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Résultat de recherche d'images pour "palmeraie d'elche"Résultat de recherche d'images pour "palmeraie d'elche"Résultat de recherche d'images pour "palmeraie d'elche"Les parcelles les plus connues de la palmeraie sont le parc municipal, le Huerto de Abajo, le Huerto del Cura et le Huerto del Chocolatero. Les plus beaux palmiers et les plus anciens se trouvent dans le Huerto del Cura. Son nom vient de son ancien propriétaire de 1918. Certains spécimens ont plus de 300 ans. Il faut savoir qu'un palmier a une espérance de vie de 250 à 300 ans. Ces palmiers sont de la même variété ou de même type que ceux d'Iran. Ce sont des  palmiers dattiers (Phoenix dactylifera) et c'est en décembre dans cette région septentrionale qu'ils donnent leurs fruits. Par ailleurs, y poussent quelques autres espèces tropicales.

Situés dans le huerto del Cura, sept  stipes énormes forment une sorte de candélabre qui reçut le nom de palmeraie impériale en hommage à l'impératrice Elisabeth d'Autriche Hongrie, qui visita le jardin en  1894 et déclara qu'ils étaient digne d'un empire.

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Classée jardin artistique national , cette précieuse enclave dans la palmeraie ravira les amateurs de jardins. Le « verger du Curé » tient son nom de José Castaño Sánchez (1843-1918). Cet aumônier reçut le jardin en héritage et y consacra toute sa vie. Sur 13 000 m2 où domine le palmier dattier, il a mis en scène un jardin d'une très grande beauté qui propose un parcours végétal et paysager. Parmi les différentes espèces, remarquez la collection de cactées et le palmier impérial vieux de plus de 150 ans dont le tronc supporte sept branches. Une promenade exceptionnelle !

20190919_133407 La palmeraie d'Elche a été déclarée patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO en 2000.

 

En 2005,on a constaté que des palmiers sont infestés par des larves d'un charançon (Rhynchophorus ferrugineus). Cette espècve est déjà décrite par l'entomologiste français Guillaume -Antoine Olivier en 1790, sous le nom initial de Curcukli ferrugineus. 

Le charançon rouge des palmiers est une  espèce d'insectes coléoptère. Il est considéré comme nuisible pour les plantations de palmiers d'Asie et de Mélanésie. Il a atteint le Moyen-Orient et le bassin méditerranéen au milieu des années  1980 (il est mentionné en Espagne en 1994) où il se propage rapidement en posant de grands problèmes de gestion. Il est identifié dans le Sud-Est de la France mi-2006.

Rhynchophorus ferrugineus est un grand charançon rouge d'environ 3 à 3,5 cm de long.

Les larves brun crème sont dodues avec une capsule céphalique brun foncé.

Originaire des îles de l' Indonésie et des côtes de l' Inde méridionale, il est une espèce typiquement diffuse en  Asie du sud orientale, il est connu pour les dommages considérables apportés aux plantations de  cocotiers (Wattanapongsiri, 1966).

Dans les années 1980, le curculionidé a été signalé, en  Arabie saoudite, dans les Emirats arabes unis et dans le sultanat d'Oman, même si la présence de l'espèce dans la péninsule arabe a été déjà rapportée au début du siècle passé (Buxton, 1920). Ensuite la diffusion au  Moyen-Orient s'est produite rapidement et, à partir de 1990, l'espèce a été signalée en Iran, ensuite en Egypte, Jordanie, Israël et dans les territoires palestiniens.

De l'Égypte, le passage à l'Europe a été inévitable et déjà en 1994, le curculionidé a été signalé dans le sud de l'Espagne, à cause du commerce de palmiers ornementaux entre les deux pays. Certains spécimens ont été aperçus dans le parc naturel de la Siera d'Irta. En fait, pour des raisons économiques, les consignes phytosanitaires de quarantaine n'ont pas toujours été respectées. Normalement chaque palmier prévu pour l'exportation doit être mis en quarantaine un an chez le fournisseur et encore un an chez les revendeurs. Il est arrivé en Grèce avec les palmiers achetés pour embellir Athènes  à l'occasion des jeux olympiques d'été de 2004.

En France, le tueur de palmiers, comme l'espèce a été baptisée, contamine depuis octobre 2006 le Var. Le premier cas,  a été recensé à  Sanary, dans une propriété privée. Puis s'est propagé sur les communes de  Six-Fours-les-Plages, La Seyne, Toulon, Hyères, Le Lavandou, Léaa Croix-Valmer, Cavalaire, tout autour du golfe de Saint-Tropez, jusqu'au cap d'Antibes.

Ce ravageur est bien plus redoutable que le Paysandisia archon (papillon d'Argentine), autre nuisible des palmiers, qui est installé depuis déjà quelques années dans le sud de l'Europe. Les premiers symptômes d'une attaque par le Charançon Rouge n'apparaissent que bien après le début de l'infestation. Les dégâts internes sont particulièrement importants, les plantes fortement attaquées perdent la totalité de leurs palmes et meurent après le pourrissement complet du stipe. Toutes les communes littorales ainsi que les professionnels de la filière sont mobilisés dans la lutte contre cette invasion.

Une nouvelle invasion du charançon rouge a été repérée en 2007 sur un palmier de  Bordighera (qu'il a fallu abattre et brûler), ville italienne située près de la frontière française, au bord de la Méditerranée. Cette prolifération suscite des inquiétudes et nécessite la mise en œuvre de procédures radicales pour éviter l'infestation des quelque 50 000 palmiers recensés dans les  Alpes maritimes.

Du Var, le charançon s'est propagé dans toute la région  PACA, en Corse et sur une partie de la région  Occitanie.

En août 2012 il a été détecté en Principauté de Monaco (secteur des Monéghetti, à proximité du Parcours Vita). En avril 2013, il a été détecté à  Ploemeur dans le département du Morbihan sur un lot de  Phoenix Canariensis importés d'Espagne.

Il fait en France l'objet d'un arrêté national contre l'espèce.

Dans les palmiers touchés, il a pu être recensé entre 300 et 1 000 individus et toutes les espèces sont attaquées. La plante meurt entre 2 et 5 ans selon l'importance de l'infection. Les larves dévorent les jeunes palmes avant de coloniser les cœurs et d'y creuser leurs galeries.

La lutte contre ce ravageur classé danger de catégorie 1 est une obligation légale sur tout le territoire national, en vertu de l'arrêté du 15 décembre 2014, article 201-1 du  code rural et de la pêche maritime. Les collectivités doivent la mettre en œuvre sur leur territoire selon les dispositions prévues par l'arrêté national du 21 juillet 2010. Les moyens de cette lutte sont multiples, selon que l'on se situe dans le cadre du dépistage, d'une lutte préventive ou de la gestion des palmiers contaminés ; un triple périmètre de lutte et de surveillance est mis en place dès qu'un foyer contaminé est signalé, dans un rayon respectivement de 100 et de 200 mètres, la zone tampon de surveillance s'étendant jusqu'à 10 km.

Il existe des insecticides à pulvériser sur la plante, mais le moyen considéré comme le plus efficace à court terme est l'injection chaque année de benzoate d'emamectine.

Un moyen de lutte biologique est la pulvérisation de  nématodes entomopathogènes spécifiques, comme le  Steinernema carpocapsae, qui parasitent rapidement la larve du charançon rouge et celle du papillon  Paysandisia archon. La larve meurt en quelques jours avec 100 % d'efficacité.

On utilise également un champignon pathogène, le  Beauverua bassiana , actif contre les larves de charançon rouge et du papillon. Un produit biologique à base de spores de Beauveria bassiana peut être épandu sur le cœur des palmiers, contaminant ainsi les larves des ravageurs. Le produit agit à la fois en préventif et en curatif.

Le papillon du palmier - Paysandisia archon


Le papillon du palmier attaque donc nos palmiers, se nourrissant des fibres du tronc et des feuilles. Dans nos jardins d’ornement vous pouvez le rencontrer sur plus de 20 espèces de palmiers différentes, par exempl, pour les plus courants : Trachycarpus fortunei, Chamaerops humilis, Phoenix canariensis, ..... 

Les conséquences sont le dépérissement progressif des palmiers attaqués et par la suite, si vous ne faites rien, la mort de ceux-ci.

Ce ravageur du palmier est un insecte de l’ordre des lépidoptères.

Son nom scientifique est Paysandisia archon.

éventail troué typique du papillon du palmier

éventail troué typique du papillon du palmier

Paysandisia archon est originaire d’Amérique du Sud. il est arrivé en France accidentellement depuis les années 90. Il a été introduit malencontreusement lors de l’importation de palmiers contaminés en provenance d’Argentine. Comme pour beaucoup de ravageurs arrivant d’un autre continent, l’absence de prédateurs ou de parasites naturels sur notre territoire fait de ce papillon un ravageur préoccupant pour nos jardins d’ornement.

Papillon du palmier Paysandisia_archon_Didier Descouens CC BY-SA 4.0paysandisia archon le papillon du palmier

L’adulte est un grand papillon diurne dont l’envergure peut aller jusqu’à 11 cm. Paysandia archon vole de palmier en palmier à la recherche d’un lieu de ponte de fin avril à début octobre. On le reconnaît à ses ailes supérieures de couleur bronze avec quelques traits marron, et ses ailes inférieures rouge-orangé avec des taches noires et des marques blanches. À ne pas confondre avec la Lichénée mariée (photo ci-dessous) qui, elle, n’a pas de marques blanches.

Lichénée mariée

Le papillon du palmier ne donne qu’une seule génération par an. Son cycle de vie complet varie entre un et deux ans .

La femelle peut pondre jusqu’à 200 œufs sur une durée de 2 à 3 semaines, avec un nombre de 10 à 12 œufs par points de ponte. Après éclosion, les jeunes chenilles suivent l’axe des feuilles en les rongeant, puis creusent des galeries et pénètrent dans les tissus du tronc du palmier. La larve de couleur blanche grossit rapidement et peut atteindre 8 à 9 cm de long. Arrivée à sa fin de cycle de chenille, la larve se dirige vers la périphérie du tronc (là où se trouvent beaucoup de fibres) et forme son cocon fibreux afin d’effectuer sa nymphose. Au bout de 2 à 3 semaines, un nouveau papillon en sortira. Les nymphes sont alors souvent visibles au sein des fibres du haut du tronc.

indices papillon du palmier -paysandisia - 1 chenille papillon du palmier -paysandisia

Les indices et dégâts d’attaques du papillon du palmier sont très différents suivant la quantité de chenilles et leur stade d’évolution . Les dégâts observés sur les palmiers peuvent aller du simple trou sur les pétioles des feuilles ou sur le tronc, à un arbre qui sèche complètement et meurt. Les premiers symptômes réellement visibles n’apparaissent que plusieurs mois après la pénétration des chenilles dans le haut du tronc :

  • Présence de sciure sur le haut du tronc et entre les feuilles terminales.
  • Jeunes feuilles qui sortent avec une perforation régulière.
  • Apparition de gomme ou liquide visqueux à l’entrée de galerie.
  • Observation des trous des galeries de sortie des chenilles à la base des feuilles.
  • Apparition de reste de chrysalide dans les fibres du tronc (signe d’envol des papillons).
  • Dessèchement prématuré des feuilles, en particulier celles du cœur.
  • Développement anormal des feuilles du cœur.
  • mort rapide du palmier.
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sciure sur feuille centrale fraichement attaquée.

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sciure sur feuille centrale fraichement attaquée.

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sciure sur pétiole de feuille foré par un chenille.


La lutte doit être une gestion localisée des populations de papillons et surtout chenilles sur les palmiers infectés.

Lutte mécanique
  • Application de glu ( BIOPALM) qui bloque la ponte et l’émergence des papillons.

  • Possibilité de placer des filets anti insectes à mailles fines sur les palmiers (soit pour l’empêcher de venir pondre, soit pour empêcher l’envol après éclosion).

  • Destruction mécanique des larves (curetage des galeries) et cocons .

  • Destruction des palmiers gravement atteints ou morts, avant éclosion des papillons.

  • Destruction des papillons par piégeage (bricolage de piège artisanal avec appâts de feuilles de palmier broyées)

  • Destruction des larves par abattage et brûlage des palmiers morts

Lutte biologique
  • Traitement à base de nématodes de l’espèce Steinernema carpocapsae.

  • Traitement à base de spinosad.

  • Traitement à base de Bacillus thuringiensis.

  • Traitement avec des préparations à base de Beauveria bassiana (champignon entomopathogène) (produit réservé à un usage professionnel).

Lutte chimique
  • – Traitement avec un insecticide systémique ou insecticide-choc.

feuille palmier rongée 02 -papillon du palmier

Avant d’engager un traitement, vérifiez bien que votre palmier soit encore bien vivant (prenez garde, la présence de feuilles encore vertes n’est pas toujours un gage de viabilité). Les palmes encore fermées du cœur doivent être solidaires du stipe (tronc), si elles se détachent quand on tire dessus, votre palmier est déjà atteint et la survie de celui-ci très compromise.

En revanche, si votre palmier n’est pas trop atteint, vous pouvez le sauver en mettant en place des stratégies de lutte. La décision de conserver votre palmier va dépendre de son état. Rien ne sert de s’acharner à traiter un palmier mourant. Toutes les méthodes de lutte ont un coût et elles doivent être réalisées tous les ans, sous peine de voir la prolifération des chenilles reprendre et vos palmiers dépérir à nouveau.

4 traitements minimum sont conseillés (2 fin de printemps début d’été et 2 fin d’été début d’automne). Le cœur du palmier doit être préalablement bien humidifié. Vous devez réaliser ce traitement tous les ans si vous voulez conserver vos palmiers. La réussite du traitement dépend de l’état de santé initial de vos palmiers, de la quantité de papillons dans votre secteur et de la mise en place de la lutte dans votre quartier. Plus il y a de papillons, plus il est difficile d’en venir à bout.

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Cocon et chrysalide papillon du palmier -Taille: 6.5 cm – Paysandisia_archon

En cas d’infestation avancée de palmier de grande taille, il y a un risque de voir l’arbre céder sous son propre poids et d’engendrer des accidents et dégâts lors de sa chute.

En causant le dépérissement de nombreux palmiers dans le sud de la France, Paysandisia archon, le papillon du palmier, est la cause des dégâts importants au sein des jardins des particuliers et des espaces verts des collectivités. On s’aperçoit souvent trop tard des attaques et les dégâts sont irrémédiables. Il est assez difficile de sauver les palmiers.  La large gamme d’hôtes potentiels et l’absence de prédateur ou parasite naturel  font du papillon du palmier un ravageur préoccupant, tout comme la pyrale du buis.

 

Précédemment à la visite de la palmeraie d'Elche, nous avons visité le musée de la palmeraie.

Pour comprendre l'importance des palmiers à Elche, rien ne vaut la visite de ce petit musée ...


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la palme figure sur le blason de la ville au moins depuis le XVI siècle ...
Elche : Musée de la Palmeraie

La Palmeraie d'Elche, c'est plus de deux cent mille palmiers, la plus grande palmeraie d'Europe, inscrite au Patrimoine mondial depuis 2 000 .

Pourquoi des palmiers à Elche ? et depuis quand ?

Ce serait les Phéniciens ou les Carthaginois qui auraient planté des palmiers dattiers pour alimenter les marins durant les traversées... leur présence est signalée par Pline l'Ancien et ils sont représentés sur des poteries des 2ème et 1er siècle avant J.C.

Elche : Musée de la Palmeraie

La période romaine a vu le développement d'un réseau d'irrigation mais ce sont les Arabes qui apportèrent leurs compétences et développèrent la culture des palmiers...créant de véritables oasis permettant de multiples cultures ...

Elche : Musée de la Palmeraie
Elche : Musée de la Palmeraie

Les palmiers délimitent des parcelles où sont cultivés arbres fruitiers ou légumes , irrigués...

Elche : Musée de la Palmeraie
Elche : Musée de la Palmeraie
Elche : Musée de la Palmeraie

Le palmier n'est pas un arbre, mais une herbe...il ne produit pas de bois... c'est un monocotyledone de la famille des Arecaneae... il peut vivre 250 à 300 ans et atteindre plus de 30m de haut... il en existe plusieurs centaines d'espéces... mais à Elche prédomine le palmier dattier...

Elche : Musée de la Palmeraie

...tradition : les outils..

Elche : Musée de la Palmeraie
Elche : Musée de la Palmeraie
Elche : Musée de la Palmeraie

Les palmiers femelles permettent la culture des dattes ...

...au printemps, polinisation à la main...

Elche : Musée de la Palmeraie

A l'automne, c'est la récolte ...

Elche : Musée de la Palmeraie
Elche : Musée de la Palmeraie

le tri...la préparation...

Elche : Musée de la Palmeraie
Elche : Musée de la Palmeraie
Elche : Musée de la Palmeraie

Les palmes des arbres mâles sont utilisées pour les processions  du Jeudi Saint par exemple , en cendres pour le mercredi des cendres, en torche pour éclairer l'arrivée des Rois Mages en janvier ... ou lors des "Mystères" de la mi-août...

Elche : Musée de la Palmeraie
Elche : Musée de la Palmeraie
Elche : Musée de la Palmeraie

La production de "palmes blanches" demande toute une préparation.

Durant l'été, il faut attacher les feuilles pour les priver de lumière ...

Elche : Musée de la Palmeraie
Elche : Musée de la Palmeraie
Elche : Musée de la Palmeraie
Elche : Musée de la Palmeraie
Elche : Musée de la Palmeraie

en hiver, c'est la récolte, il faut couper les branches, les laver, les préparer...

Elche : Musée de la Palmeraie
Elche : Musée de la Palmeraie
Elche : Musée de la Palmeraie

Ces palmes blanches serviront aussi à l'artisanat...

Elche : Musée de la Palmeraie
Elche : Musée de la Palmeraie

... merveilles de délicatesse ... également utilisées pour les processions..

Elche : Musée de la Palmeraie
Elche : Musée de la Palmeraie
Elche : Musée de la Palmeraie

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4 décembre 2019

Jour 12 : Mercredi 18 Septembre 2019 - LE JARDIN MEDITERRANEEN L'ALBARDA

 

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Le jardin de L’Albarda est un modèle de référence dans le monde du jardin méditerranéen. Créé en 1990 ce jardin nous montre la grande richesse de la flore liée à ce climat. L’Albarda dispose d’une surface d’environ 50.000 m2 et de plus de 700 espèces de plantes autochtones, en plus d’une ample collection de roses et de palmiers.

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En plus de sa grande biodiversité botanique, L’Albarda compte d’un jardin formel et d’un jardin sauvage, en récréant l’image des anciens jardins de la Renaissance valencienne, influencés par la culture arabe. En étant un jardin de la Renaissance, les aspects architectoniques ont une grande importance. Le visiteur observera des promenades, pergolas, kiosques et fontaines d’une grande beauté qui réussiront à transporter son imagination aux temps passés.

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L’Albarda appartient à FUNDEM ,fondation Enrique Montoliu, entité privée à but non lucratif dédiée à la conservation de la faune et de flore méditerranéenne créée en 1996. L’un des objectifs de FUNDEM est de permettre de connaître un exemple de jardinage durable, basé sur l’emploi de plantes autochtones qui ont une basse consommation d’eau et de substances chimiques.

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