En faisant la route de Dénia à Elche, nous découvrons une Espagne plus montagneuse que je ne me l'imaginais.


La palmeraie d'Elche située à Elche dans la communauté valancienne, est une grande étendue de palmiers qui se trouve en plein centre ville. C'est la plus grande palmeraie d'Europe, plus étendue que certaines palmeraies d'Afrique du Nord.



La palmeraie aurait été plantée par les Phéniciens, mais ce sont les Arabes qui apportèrent leurs compétences pour son développement et sa culture. Unique en Europe de par sa superficie, elle conserve plus de deux cent mille palmiers grâce à un climat très doux et à un remarquable système d'irrigation. Les palmiers femelles permettent la récolte des dattes en automne ; on utilise les palmes des arbres mâles pour les processions des Rameaux et dans l'artisanat. La palmeraie a été inscrite en 2000 au Patrimoine mondial par l'Unesco.




On pense que ce sont les Carthaginois qui trouvèrent dans ces terres du Levant espagnol un lieu propice à cette culture. Les Romains qui vinrent par la suite, surent conserver la palmeraie et en prendre soin. Les berbères et les Arabes, quand ils occupèrent la péninsule ibérique, poursuivirent la même tâche de protection et agrandirent la plantation de dattiers. C'est sous Add al Rahman 1er qu'un système d'irrigation fut installé. Plus tard, au Moyen Âge, on édicta une série de lois pour protéger la plantation et depuis lors vigilance et protection n'ont cessé.









Les parcelles les plus connues de la palmeraie sont le parc municipal, le Huerto de Abajo, le Huerto del Cura et le Huerto del Chocolatero. Les plus beaux palmiers et les plus anciens se trouvent dans le Huerto del Cura. Son nom vient de son ancien propriétaire de 1918. Certains spécimens ont plus de 300 ans. Il faut savoir qu'un palmier a une espérance de vie de 250 à 300 ans. Ces palmiers sont de la même variété ou de même type que ceux d'Iran. Ce sont des palmiers dattiers (Phoenix dactylifera) et c'est en décembre dans cette région septentrionale qu'ils donnent leurs fruits. Par ailleurs, y poussent quelques autres espèces tropicales.
Situés dans le huerto del Cura, sept stipes énormes forment une sorte de candélabre qui reçut le nom de palmeraie impériale en hommage à l'impératrice Elisabeth d'Autriche Hongrie, qui visita le jardin en 1894 et déclara qu'ils étaient digne d'un empire.

Classée jardin artistique national , cette précieuse enclave dans la palmeraie ravira les amateurs de jardins. Le « verger du Curé » tient son nom de José Castaño Sánchez (1843-1918). Cet aumônier reçut le jardin en héritage et y consacra toute sa vie. Sur 13 000 m2 où domine le palmier dattier, il a mis en scène un jardin d'une très grande beauté qui propose un parcours végétal et paysager. Parmi les différentes espèces, remarquez la collection de cactées et le palmier impérial vieux de plus de 150 ans dont le tronc supporte sept branches. Une promenade exceptionnelle !
La palmeraie d'Elche a été déclarée patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO en 2000.
En 2005,on a constaté que des palmiers sont infestés par des larves d'un charançon (Rhynchophorus ferrugineus). Cette espècve est déjà décrite par l'entomologiste français Guillaume -Antoine Olivier en 1790, sous le nom initial de Curcukli ferrugineus.
Le charançon rouge des palmiers est une espèce d'insectes coléoptère. Il est considéré comme nuisible pour les plantations de palmiers d'Asie et de Mélanésie. Il a atteint le Moyen-Orient et le bassin méditerranéen au milieu des années 1980 (il est mentionné en Espagne en 1994) où il se propage rapidement en posant de grands problèmes de gestion. Il est identifié dans le Sud-Est de la France mi-2006.
Rhynchophorus ferrugineus est un grand charançon rouge d'environ 3 à 3,5 cm de long.
Les larves brun crème sont dodues avec une capsule céphalique brun foncé.
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Les deux faces d'une femelle Loges de nymphose ouvrées avec des adultes.
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Larve . Adulte femelle Larves consommées au Congo
Originaire des îles de l' Indonésie et des côtes de l' Inde méridionale, il est une espèce typiquement diffuse en Asie du sud orientale, il est connu pour les dommages considérables apportés aux plantations de cocotiers (Wattanapongsiri, 1966).
Dans les années 1980, le curculionidé a été signalé, en Arabie saoudite, dans les Emirats arabes unis et dans le sultanat d'Oman, même si la présence de l'espèce dans la péninsule arabe a été déjà rapportée au début du siècle passé (Buxton, 1920). Ensuite la diffusion au Moyen-Orient s'est produite rapidement et, à partir de 1990, l'espèce a été signalée en Iran, ensuite en Egypte, Jordanie, Israël et dans les territoires palestiniens.
De l'Égypte, le passage à l'Europe a été inévitable et déjà en 1994, le curculionidé a été signalé dans le sud de l'Espagne, à cause du commerce de palmiers ornementaux entre les deux pays. Certains spécimens ont été aperçus dans le parc naturel de la Siera d'Irta. En fait, pour des raisons économiques, les consignes phytosanitaires de quarantaine n'ont pas toujours été respectées. Normalement chaque palmier prévu pour l'exportation doit être mis en quarantaine un an chez le fournisseur et encore un an chez les revendeurs. Il est arrivé en Grèce avec les palmiers achetés pour embellir Athènes à l'occasion des jeux olympiques d'été de 2004.
En France, le tueur de palmiers, comme l'espèce a été baptisée, contamine depuis octobre 2006 le Var. Le premier cas, a été recensé à Sanary, dans une propriété privée. Puis s'est propagé sur les communes de Six-Fours-les-Plages, La Seyne, Toulon, Hyères, Le Lavandou, Léaa Croix-Valmer, Cavalaire, tout autour du golfe de Saint-Tropez, jusqu'au cap d'Antibes.
Ce ravageur est bien plus redoutable que le Paysandisia archon (papillon d'Argentine), autre nuisible des palmiers, qui est installé depuis déjà quelques années dans le sud de l'Europe. Les premiers symptômes d'une attaque par le Charançon Rouge n'apparaissent que bien après le début de l'infestation. Les dégâts internes sont particulièrement importants, les plantes fortement attaquées perdent la totalité de leurs palmes et meurent après le pourrissement complet du stipe. Toutes les communes littorales ainsi que les professionnels de la filière sont mobilisés dans la lutte contre cette invasion.
Une nouvelle invasion du charançon rouge a été repérée en 2007 sur un palmier de Bordighera (qu'il a fallu abattre et brûler), ville italienne située près de la frontière française, au bord de la Méditerranée. Cette prolifération suscite des inquiétudes et nécessite la mise en œuvre de procédures radicales pour éviter l'infestation des quelque 50 000 palmiers recensés dans les Alpes maritimes.
Du Var, le charançon s'est propagé dans toute la région PACA, en Corse et sur une partie de la région Occitanie.
En août 2012 il a été détecté en Principauté de Monaco (secteur des Monéghetti, à proximité du Parcours Vita). En avril 2013, il a été détecté à Ploemeur dans le département du Morbihan sur un lot de Phoenix Canariensis importés d'Espagne.
Il fait en France l'objet d'un arrêté national contre l'espèce.
Dans les palmiers touchés, il a pu être recensé entre 300 et 1 000 individus et toutes les espèces sont attaquées. La plante meurt entre 2 et 5 ans selon l'importance de l'infection. Les larves dévorent les jeunes palmes avant de coloniser les cœurs et d'y creuser leurs galeries.
La lutte contre ce ravageur classé danger de catégorie 1 est une obligation légale sur tout le territoire national, en vertu de l'arrêté du 15 décembre 2014, article 201-1 du code rural et de la pêche maritime. Les collectivités doivent la mettre en œuvre sur leur territoire selon les dispositions prévues par l'arrêté national du 21 juillet 2010. Les moyens de cette lutte sont multiples, selon que l'on se situe dans le cadre du dépistage, d'une lutte préventive ou de la gestion des palmiers contaminés ; un triple périmètre de lutte et de surveillance est mis en place dès qu'un foyer contaminé est signalé, dans un rayon respectivement de 100 et de 200 mètres, la zone tampon de surveillance s'étendant jusqu'à 10 km.
Il existe des insecticides à pulvériser sur la plante, mais le moyen considéré comme le plus efficace à court terme est l'injection chaque année de benzoate d'emamectine.
Un moyen de lutte biologique est la pulvérisation de nématodes entomopathogènes spécifiques, comme le Steinernema carpocapsae, qui parasitent rapidement la larve du charançon rouge et celle du papillon Paysandisia archon. La larve meurt en quelques jours avec 100 % d'efficacité.
On utilise également un champignon pathogène, le Beauverua bassiana , actif contre les larves de charançon rouge et du papillon. Un produit biologique à base de spores de Beauveria bassiana peut être épandu sur le cœur des palmiers, contaminant ainsi les larves des ravageurs. Le produit agit à la fois en préventif et en curatif.
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Premiers symptômes d'une infestation (dattier des Canaries).
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Dattier des Canaries fortement attaqué.
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Les palmes infestées tombent du cœur de l'arbre, au sommet du stipe.
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Dans les trous des larves se trouvent aussi des loges de nymphose.
Les populations de la Papaousie -Nouvelle Guinée consomment les larves de ce coléoptère. Très appréciées, notamment par les enfants, elles sont simplkement machées. Elles entrent aussi dans diverses préparations cuinaires. Leur composition chimique montre qu'elles sont composées de 73,4% d'eau, 6,9% de protéines, 8,5% de glucides, 11,3% de graisse.
Le papillon du palmier - Paysandisia archon
Le papillon du palmier attaque donc nos palmiers, se nourrissant des fibres du tronc et des feuilles. Dans nos jardins d’ornement vous pouvez le rencontrer sur plus de 20 espèces de palmiers différentes, par exempl, pour les plus courants : Trachycarpus fortunei, Chamaerops humilis, Phoenix canariensis, .....
Les conséquences sont le dépérissement progressif des palmiers attaqués et par la suite, si vous ne faites rien, la mort de ceux-ci.
Ce ravageur du palmier est un insecte de l’ordre des lépidoptères.
Son nom scientifique est Paysandisia archon.
éventail troué typique du papillon du palmier
Paysandisia archon est originaire d’Amérique du Sud. il est arrivé en France accidentellement depuis les années 90. Il a été introduit malencontreusement lors de l’importation de palmiers contaminés en provenance d’Argentine. Comme pour beaucoup de ravageurs arrivant d’un autre continent, l’absence de prédateurs ou de parasites naturels sur notre territoire fait de ce papillon un ravageur préoccupant pour nos jardins d’ornement.


L’adulte est un grand papillon diurne dont l’envergure peut aller jusqu’à 11 cm. Paysandia archon vole de palmier en palmier à la recherche d’un lieu de ponte de fin avril à début octobre. On le reconnaît à ses ailes supérieures de couleur bronze avec quelques traits marron, et ses ailes inférieures rouge-orangé avec des taches noires et des marques blanches. À ne pas confondre avec la Lichénée mariée (photo ci-dessous) qui, elle, n’a pas de marques blanches.

Le papillon du palmier ne donne qu’une seule génération par an. Son cycle de vie complet varie entre un et deux ans .
La femelle peut pondre jusqu’à 200 œufs sur une durée de 2 à 3 semaines, avec un nombre de 10 à 12 œufs par points de ponte. Après éclosion, les jeunes chenilles suivent l’axe des feuilles en les rongeant, puis creusent des galeries et pénètrent dans les tissus du tronc du palmier. La larve de couleur blanche grossit rapidement et peut atteindre 8 à 9 cm de long. Arrivée à sa fin de cycle de chenille, la larve se dirige vers la périphérie du tronc (là où se trouvent beaucoup de fibres) et forme son cocon fibreux afin d’effectuer sa nymphose. Au bout de 2 à 3 semaines, un nouveau papillon en sortira. Les nymphes sont alors souvent visibles au sein des fibres du haut du tronc.

Les indices et dégâts d’attaques du papillon du palmier sont très différents suivant la quantité de chenilles et leur stade d’évolution . Les dégâts observés sur les palmiers peuvent aller du simple trou sur les pétioles des feuilles ou sur le tronc, à un arbre qui sèche complètement et meurt. Les premiers symptômes réellement visibles n’apparaissent que plusieurs mois après la pénétration des chenilles dans le haut du tronc :
- Présence de sciure sur le haut du tronc et entre les feuilles terminales.
- Jeunes feuilles qui sortent avec une perforation régulière.
- Apparition de gomme ou liquide visqueux à l’entrée de galerie.
- Observation des trous des galeries de sortie des chenilles à la base des feuilles.
- Apparition de reste de chrysalide dans les fibres du tronc (signe d’envol des papillons).
- Dessèchement prématuré des feuilles, en particulier celles du cœur.
- Développement anormal des feuilles du cœur.
- mort rapide du palmier.
sciure sur feuille centrale fraichement attaquée.
sciure sur feuille centrale fraichement attaquée.
sciure sur pétiole de feuille foré par un chenille.
La lutte doit être une gestion localisée des populations de papillons et surtout chenilles sur les palmiers infectés.
Lutte mécanique
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Application de glu ( BIOPALM) qui bloque la ponte et l’émergence des papillons.
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Possibilité de placer des filets anti insectes à mailles fines sur les palmiers (soit pour l’empêcher de venir pondre, soit pour empêcher l’envol après éclosion).
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Destruction mécanique des larves (curetage des galeries) et cocons .
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Destruction des palmiers gravement atteints ou morts, avant éclosion des papillons.
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Destruction des papillons par piégeage (bricolage de piège artisanal avec appâts de feuilles de palmier broyées)
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Destruction des larves par abattage et brûlage des palmiers morts
Lutte biologique
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Traitement à base de nématodes de l’espèce Steinernema carpocapsae.
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Traitement à base de spinosad.
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Traitement à base de Bacillus thuringiensis.
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Traitement avec des préparations à base de Beauveria bassiana (champignon entomopathogène) (produit réservé à un usage professionnel).
Lutte chimique

Avant d’engager un traitement, vérifiez bien que votre palmier soit encore bien vivant (prenez garde, la présence de feuilles encore vertes n’est pas toujours un gage de viabilité). Les palmes encore fermées du cœur doivent être solidaires du stipe (tronc), si elles se détachent quand on tire dessus, votre palmier est déjà atteint et la survie de celui-ci très compromise.
En revanche, si votre palmier n’est pas trop atteint, vous pouvez le sauver en mettant en place des stratégies de lutte. La décision de conserver votre palmier va dépendre de son état. Rien ne sert de s’acharner à traiter un palmier mourant. Toutes les méthodes de lutte ont un coût et elles doivent être réalisées tous les ans, sous peine de voir la prolifération des chenilles reprendre et vos palmiers dépérir à nouveau.
4 traitements minimum sont conseillés (2 fin de printemps début d’été et 2 fin d’été début d’automne). Le cœur du palmier doit être préalablement bien humidifié. Vous devez réaliser ce traitement tous les ans si vous voulez conserver vos palmiers. La réussite du traitement dépend de l’état de santé initial de vos palmiers, de la quantité de papillons dans votre secteur et de la mise en place de la lutte dans votre quartier. Plus il y a de papillons, plus il est difficile d’en venir à bout.
Cocon et chrysalide papillon du palmier -Taille: 6.5 cm – Paysandisia_archon
En cas d’infestation avancée de palmier de grande taille, il y a un risque de voir l’arbre céder sous son propre poids et d’engendrer des accidents et dégâts lors de sa chute.
En causant le dépérissement de nombreux palmiers dans le sud de la France, Paysandisia archon, le papillon du palmier, est la cause des dégâts importants au sein des jardins des particuliers et des espaces verts des collectivités. On s’aperçoit souvent trop tard des attaques et les dégâts sont irrémédiables. Il est assez difficile de sauver les palmiers. La large gamme d’hôtes potentiels et l’absence de prédateur ou parasite naturel font du papillon du palmier un ravageur préoccupant, tout comme la pyrale du buis.
Précédemment à la visite de la palmeraie d'Elche, nous avons visité le musée de la palmeraie.
Pour comprendre l'importance des palmiers à Elche, rien ne vaut la visite de ce petit musée ...

la palme figure sur le blason de la ville au moins depuis le XVI siècle ...
La Palmeraie d'Elche, c'est plus de deux cent mille palmiers, la plus grande palmeraie d'Europe, inscrite au Patrimoine mondial depuis 2 000 .
Pourquoi des palmiers à Elche ? et depuis quand ?
Ce serait les Phéniciens ou les Carthaginois qui auraient planté des palmiers dattiers pour alimenter les marins durant les traversées... leur présence est signalée par Pline l'Ancien et ils sont représentés sur des poteries des 2ème et 1er siècle avant J.C.
La période romaine a vu le développement d'un réseau d'irrigation mais ce sont les Arabes qui apportèrent leurs compétences et développèrent la culture des palmiers...créant de véritables oasis permettant de multiples cultures ...
Les palmiers délimitent des parcelles où sont cultivés arbres fruitiers ou légumes , irrigués...
Le palmier n'est pas un arbre, mais une herbe...il ne produit pas de bois... c'est un monocotyledone de la famille des Arecaneae... il peut vivre 250 à 300 ans et atteindre plus de 30m de haut... il en existe plusieurs centaines d'espéces... mais à Elche prédomine le palmier dattier...
...tradition : les outils..
Les palmiers femelles permettent la culture des dattes ...
...au printemps, polinisation à la main...
A l'automne, c'est la récolte ...
le tri...la préparation...
Les palmes des arbres mâles sont utilisées pour les processions du Jeudi Saint par exemple , en cendres pour le mercredi des cendres, en torche pour éclairer l'arrivée des Rois Mages en janvier ... ou lors des "Mystères" de la mi-août...
La production de "palmes blanches" demande toute une préparation.
Durant l'été, il faut attacher les feuilles pour les priver de lumière ...
en hiver, c'est la récolte, il faut couper les branches, les laver, les préparer...
Ces palmes blanches serviront aussi à l'artisanat...
... merveilles de délicatesse ... également utilisées pour les processions..